jeudi 24 mars 2016

Calculette NAO --> Etes-vous elligible ?



Mesures de rattrapage de salaire  applicables au 1 janvier 2016 
et visibles sur votre bulletin de salaire de mars


Fourchette de
salaire
Augmentation annuelle(*)
SAT <= 38.040€
450 €
38.040 € < SAT < 60.633 €
300 €
SAT = Salaire Annuel Théorique
 
Pour savoir si vous êtes éligibles, utilisez la calculette  

 
Lien pour le Calcul

 

mardi 15 mars 2016

Le Bilan de compétence


Le bilan de compétences est un dispositif permettant d’analyser ses compétences professionnelles et personnelles, aptitudes et motivations pour définir un projet professionnel ou de formation.

1. Qui peut en bénéficier ?


  • Si vous êtes salarié en CDI et que vous justifiez d’une activité professionnelle d’au moins 5 ans, dont 12 mois dans l’entreprise actuelle, quelle qu’ait été la nature des contrats successifs.
  • Si vous êtes salarié en CDD (demander les conditions à vos élus CFTC)
  • Si vous êtes intérimaire (demander les conditions à vos élus CFTC)
Cas particulier : après 20 ans d’activité professionnelle et, en tout état de cause, à compter de votre 45ème anniversaire, vous bénéficiez automatiquement d’un bilan de compétences, réalisé en dehors du temps de travail, sous réserve d’une ancienneté minimum d’un an de présence chez CAPGEMINI.

2. Qui est à l’initiative de ce bilan de compétences ?

Le bilan de compétences peut être à votre initiative ou de celle de CAPGEMINI.
Cependant, le bilan de compétences ne peut être réalisé qu’avec votre consentement. Votre refus de consentir à un bilan de compétences ne constitue ni une faute, ni un motif de licenciement (article L6313-10 du code du travail).

3. Quelle est la durée du bilan de compétences ?

Le bilan de compétences est d’une durée de 24 heures, réparties en général sur un ou deux mois. Il peut se réaliser pendant ou en dehors du temps de travail.
Si vous êtes à l’initiative du bilan de compétences, vous pouvez demander un congé de bilan de compétences (CBC) pour le réaliser.

4. Combien de bilans de compétences puis-je effectuer ?

Le délai de franchise entre deux congés de bilan de compétences est de 5 ans.
Toutefois, ce délai de franchise ne s’applique pas lorsque vous changez d’employeur.

5. Quels sont mes droits et obligations en congé de bilan de compétences ?

Vous bénéficiez :
  • du maintien du salaire et de la protection sociale (maladie, maternité, accidents du travail, …) comme si vous continuez à travailler chez CAPGEMINI ;
  • maintien des droits aux congés payés ;
  • maintien des avantages liés à l’ancienneté chez CAPGEMINI.
Vos obligations
  • assiduité : à défaut d’un motif valable, vous avez l’obligation de suivre l’ensemble de l’action pour laquelle le congé de bilan de compétences lui a été accordé ;
  • attestation de fréquentation : à l’issue du congé de bilan de compétences, vous transmettez à CAPGEMINI et à l’organisme (OPACIF, FONGECIF) qui vous a pris en charge une attestation de fréquentation effective délivrée par l’organisme prestataire du bilan de compétences
.

6. Quelles sont les modalités de mise en œuvre d’un bilan de compétences réalisé pendant le temps de travail ?


  • Choisir un centre de bilan de compétences agréé par votre FONGECIF ou OPACIF (seuls les centres figurant sur cette liste permettent une prise en charge financière de votre bilan de compétences par le FONGECIF ou l’OPACIF).
  • Demander une autorisation d’absence à CAPGEMINI au plus tard 60 jours avant le début du bilan de compétences.
    La demande doit préciser les dates et durées du bilan de compétences ainsi que le nom de l’organisme chargé de le réaliser.
  • CAPGEMINI dispose de 30 jours pour répondre.
  • Le défaut de réponse de CAPGEMINI au-delà de cette date vaut également accord.
  • CAPGEMINI peut reporter l’autorisation d’absence (uniquement pour des raisons de service). Le report doit vous être notifié par écrit. Celui-ci ne peut excéder 6 mois.
  • Signer une convention tripartite entre vous même, l’organisme prestataire du bilan de compétences et CAPGEMINI.
  • Transmettre cette convention tripartite au FONGECIF ou à l’OPACIF dont vous relevez, pour obtenir une prise en charge financière des frais liés à la réalisation de votre bilan de compétences. Cette prise en charge inclut la rémunération du salarié, égale à celle qu’il aurait perçue en poste, dans la limite de 24 heures.
Attention !
  • Les FONGECIF ou OPACIF disposent de critères de prise en charge qui peuvent varier d’un organisme à un autre. N’hésitez pas à les contacter avant d’entamer vos démarches pour connaître les dates de dépôt de votre dossier, le montant et le contenu des prestations prises en charge dans le cadre d’un bilan de compétences.
  • Le bilan de compétences n’est pas inscrit, à ce jour, dans les formations éligibles au Compte personnel de formation (CPF), alors que cela était possible dans le cadre du Droit individuel à la formation (DIF).

7. Quelles sont les modalités de mise en œuvre d’un bilan de compétences réalisé en dehors du temps de travail ?

Lorsque vous décidez de réaliser votre bilan de compétences en tout ou partie en dehors du temps de travail, les modalités de mise en œuvre sont simplifiées puisqu’il n’y a pas d’autorisation d’absence à demander à CAPGEMINI.
Vous vous adressez directement au FONGECIF ou à l’OPACIF dont vous relevez pour obtenir une prise en charge financière qui, si elle est acceptée, ne portera que sur le coût du bilan de compétences.

8. Quelles sont les modalités de mise en œuvre d’un bilan de compétences réalisé en dehors du temps de travail ?

Pour prendre contact avec le FONGECIF ou l’OPACIF dont vous dépendez, et ainsi connaître les organismes habilités à réaliser des bilans de compétences : http://www.opacif.fr/liste-des-opacif-fongecif

vendredi 11 mars 2016

Qu’est-ce que le harcèlement au travail et comment agir le cas échéant ?


MYKAIA - Harcèlement




Le harcèlement peut être le fait de toute personne de l’entreprise, qu’il s’agisse d’un supérieur hiérarchique, d’un collègue ou d’un subordonné. Il peut aussi être le fait de toute personne extérieure à l’entreprise qui, de fait ou de droit, exerce une autorité sur les salariés.








1. Qu’est ce que le harcèlement moral ?

C’est « un ensemble d’agissements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail du salarié susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel »
(article L 1152-1 du code du travail).
Il se manifeste par des propos et des comportements variés : critiques répétées, attribution de tâches subalternes sans rapport avec la qualification, tentatives d’intimidation, sanctions injustifiées, mise à l’écart…
La répétition des agissements implique une certaine durée. Toutefois, si un acte répréhensible isolé ne saurait constituer un harcèlement moral, il peut revêtir une autre qualification (menace, violence, insulte…).



2. Qu’est-ce que le harcèlement sexuel ?

Il est constitué, depuis août 2012, par des propos ou comportements à connotation sexuelle répétés qui soit portent atteinte à la dignité de la personne en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante
(article L 1153-1 du code du travail).
Est également assimilée à du harcèlement sexuel, toute forme de pression grave, même non répétée, exercée dans le but réel ou apparent d’obtenir un acte de nature sexuelle, que celui-ci soit recherché au profit de l’auteur des faits ou au profit d’un tiers (même article).



3.       Le harcèlement est-il aussi une forme de discrimination ?

La discrimination inclut tout agissement lié à l’un des motifs prohibés à l’article L1132-1 du Code du travail et tout agissement à connotation sexuelle, subi par une personne et ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte à sa dignité ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant (article 1 de la loi n° 2008-496 du 27 mai 2008).


4. Que devez-vous faire si vous êtes la cible d’agissements de harcèlement ?

N’hésitez pas à vous orienter vers la médecine du travail.

Contacter vos élus CFTC qui disposent :
  • de plusieurs informations adaptées pour contraindre l’employeur (des actions de préventions, effectuer une enquête, prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger votre santé physique et mentale) ;
  • de dispositions particulières (droit d’alerte) ;
  • de plusieurs moyens d’actions à vous recommander (procédure de médiation, procédure pénale, assignation de l’employeur aux prud’hommes, résiliation judiciaire du contrat de travail au tort de l’employeur, prise d’acte de la rupture, nullité du licenciement…).

mercredi 9 mars 2016

PROJET DE LOI «TRAVAIL» FAUT QUE ÇA BOUGE!


Alors que le projet de loi visant à réformer le Code du travail a été présenté fin février, la CFTC a dès le départ exprimé sa volonté de le faire évoluer, et non de demander son retrait. Elle souhaite rééquilibrer le texte actuel en corrigeant certaines mesures qui lui semblent inacceptables.


Notre organisation croit en la nécessité d’une réforme du Code du travail, pour permettre dans ce nouveau contexte le développement des entreprises et de leur compétitivité afin de garantir l’emploi, tout en sécurisant les parcours professionnels des salariés. 

  

vendredi 26 février 2016

PROJET DE LOI PORTANT REFORME DU CODE DU TRAVAIL --> PAS ACCEPTABLE EN L'ETAT POUR LA CFTC



La CFTC a examiné avec attention le projet de loi visant d’après son nom, à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs. La CFTC est consciente des bouleversements de la société, du monde du travail et du changement des différents modèles économiques et sociaux. 
C’est pour cette raison que nous pensons que la réforme du Code du travail est nécessaire afin de permettre, dans ce nouveau contexte, le développement de nos entreprises, tout en sécurisant les parcours professionnels des salariés. Pour réussir cette réforme, il convient de trouver ce juste équilibre, et nous considérons qu’un certain nombre des dispositions de ce projet de loi ne répondent pas à ce principe.

Concernant l’objectif de dynamiser le dialogue social par la négociation, autant la CFTC peut concevoir que la négociation se passe dans l’entreprise au plus proche des salariés, c’est le principe de subsidiarité qu’elle défend depuis toujours, autant il est inacceptable qu’en cas d’échec de cette négociation, les employeurs puissent décider unilatéralement des dérogations à mettre en place. Pour la CFTC, c’est la branche qui doit donner la norme dans ce cas de figure. Le rôle des branches est relégué au minimum dans ce projet de loi, elles doivent retrouver leurs prérogatives et rester le régulateur. Certaines thématiques prennent plus de sens au niveau de la branche (GPEC, grille de classification, mutuelle et prévoyance…).

Concernant l’objectif de libérer le marché du travail pour favoriser l’embauche, la CFTC reste sur ce point très sceptique. Par exemple, la barémisation des indemnités prud’homales accordées aux salariés victimes d’un licenciement abusif et ayant peu d’ancienneté conduirait à dévaloriser le CDI et le rendre plus précaire que le CDD : la CFTC y est donc opposée.

La CFTC ne peut accepter que l’article qui traite des licenciements économiques favorise les entreprises et plus particulièrement les grosses entreprises en fragilisant l’emploi.

La CFTC souhaite que les articles concernant la médecine du travail et plus particulièrement les licenciements et le reclassement pour inaptitude soient revus.

La CFTC, depuis la sortie de ce projet de loi, est pratiquement quotidiennement en contact avec les services du ministère du Travail et du Premier ministre. Des rendez-vous avec la ministre du Travail sont programmés dans les prochains jours ainsi qu’avec le Premier ministre pour faire valoir nos propositions de modifications.

Enfin, la CFTC ne s’est pas jointe à l’intersyndicale du mardi 23 février 2016 car l’invitation ne portait pas spécifiquement sur le projet de loi sur le travail, mais nous proposait d’échanger sur l’analyse de la situation sociale, économique et politique, afin d’évaluer les champs d’éventuelles actions communes sur des sujets aussi variés que le gel du point d’indice dans la Fonction publique, la criminalisation de l’action syndicale, l’atteinte à l’action syndicale, la suppression d’emplois, la situation politique du pays et les réformes impactant la situation sociale des salariés. Il nous a paru ainsi plus stratégique de garder notre liberté et d’agir au mieux pour faire changer le projet de loi selon nos revendications.

Bien entendu, si une intersyndicale doit se réunir pour élaborer une plateforme commune de revendications sur le projet de loi sur le travail, la CFTC s’y rendra et y jouera pleinement son rôle.
 
Si le projet de loi sur le travail n’était pas modifié, la CFTC prendrait alors toutes ses responsabilités et utiliserait tous les moyens d’action à sa disposition pour se faire entendre.