Le dialogue social affiche en France une certaine singularité. Le
nombre de salariés couverts par la négociation collective est très élevé
dans l’hexagone, tandis que le taux d’adhésion syndicale y est parmi
les plus faibles de l’OCDE.
En matière de dialogue social, la France occupe depuis plusieurs
décennies une place à part au sein des pays développés. En 2013, les
syndicats de salariés représentaient 7,7 % de l’ensemble des salariés,
et seulement 5 % des salariés du secteur privé, soit le taux de
syndicalisation le plus faible des pays de l’OCDE, à l’exception de la
Turquie, alors que la moyenne de l’OCDE est de 16,9 %.
Le poids des organisations représentatives est surtout perceptible au
travers du taux de couverture des accords collectifs, qui est en France
très important. Ainsi, en 2013 en France, 98 % des salariés sont ainsi
couverts par un accord de branche ou d’entreprise.
| Taux d’adhésion syndicale et de couverture des accords |
Ainsi,
si le taux de syndicalisation est limité à 4,5 % en Turquie, il atteint
plus de 60 % dans les pays nordiques (Danemark, Suède, etc.) qui, comme
la Belgique, appliquent le « système de Gand », c’est-à-dire qu’il faut
obligatoirement être syndiqué pour obtenir certaines prestations
(chômage, notamment). Ce qui n’est pas le cas en France.
Quant aux employeurs, ils sont les plus syndiqués d’Europe auprès de
l’une des trois organisations organisations patronales (CGPME, Medef,
UPA).
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire