Il semblerait qu'il constitue le nouveau Mal du siècle. Dépression, maladie, crises d'angoisse ou hystérie devant les collègues... Le burn-out, épuisement professionnel en français, se manifeste de bien des façons et n'est jamais à prendre à la légère.
Burn-out. Littéralement, consumé jusqu'à ce que plus rien ne reste. Une belle image pour désigner celui qui a brûlé toute son énergie au service de son emploi, au point de ne plus avoir aucune réserve. En français, on parle d'épuisement professionnel. Il s'agit d'un syndrome qui se développe en milieu professionnel. Le cadre de la vie privée joue souvent un rôle, mais il est secondaire. Par exemple, une personne dont le travail est extrêmement exigeant mais qui est bien entouré sur le plan privé a des chances de mieux gérer la fatigue et le stress qu'une personne qui n'est pas épanouie socialement.
Le burn-out est en réalité le fait d'un processus très mécanique et non psychique comme on l'imagine souvent. Le stress induit par une surcharge de travail provoque diverses réactions chimiques. En temps normal, ces réactions visent à produire des signaux d'alerte.
L'ennui, c'est que le stress produit au travail est rarement évacué par une activité physique. C'est même l'inverse : plus la charge de travail est importante, moins on a de temps pour se défouler. Les signaux d'alerte s'accumulent donc dans l'organisme et finissent par dérégler l'ensemble de la machinerie, aussi bien physiquement que moralement. Généralement, le syndrome monte en puissance, lentement, souvent sans même que la victime s'en rende compte. Jusqu'à ce qu'il ne soit plus possible d'ignorer cette fatigue permanente et intense, ce manque de motivation pour aller travailler, ces symptômes de stress omniprésents, cette irritabilité...
Il est alors souvent trop tard pour revenir en arrière : la personne est "en burn-out", complètement consumée, usée, démotivée.
Quand on vous parle burn-out, vous imaginez tout de suite le jeune cadre dynamique à fortes responsabilités, croulant sous des dossiers tous plus urgents les uns que les autres ? Il y a du vrai, mais pas tant que ça. Mais les faits ont prouvé que toutes les catégories socioprofessionnelles sont touchées. Ce sont souvent des professions très statiques où l'on est très tendu. L'écran capte toute l'attention, on oublie tout le reste, on oublie de faire des pauses voire même de manger et de boire.
Contrairement à ce que certains avancent parfois en plaisantant, les victimes de burn-out ne sont jamais des tire-au-flanc mais au contraire des travailleurs acharnés.
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